Un deuxième espace
» Le deuxième espace est-il celui de l’imaginaire, celui dans lequel on s’incarne ? On ne sait pas trop de quel côté se situe-t-on face aux dessins de Justine Joly. Il y a une ambiguïté dans son travail, s’agit-il d’espaces réels ou d’espaces fantasmés ? Une omniprésence des lieux et des espaces habités, au sens propre comme au sens figuré réside dans son travail
L’idée de l’intimité des lieux, avec des plans rapprochés et un hors-champ très présent posent le décor d’une intrigue. Le lit a une grande portée symbolique, d’autant plus que c’est un rêve vieux de plusieurs années qui a servi de point de départ à cette exposition.
Cette proposition d’exposition est arrivée à un moment singulier pour Justine Joly, alors plongée dans une période de recherche non formalisée autour de l’image et de sa portée narrative. Elle a donc été l’occasion de ranimer un rêve de lacs et de forêts et de poursuivre ses réflexions autour de sa pratique, tant par rapport au geste qu’à la matière. « La forêt est un état d’âme » nous dit Bachelard. Celle qui occupe désormais la galerie invite à explorer les méandres de l’imagination. La question étant de savoir : où mènent ses images ? »
Maxime Lancien





